Litige de copropriété à Paris : vos deux mois pour contester
Vous contestez un vote d’assemblée générale, ou le syndic vous réclame des charges. Deux mécanismes vous concernent, et le premier tient dans un délai très court que beaucoup de copropriétaires découvrent une fois passé. Décrivez votre situation, votre avocat en droit immobilier vérifie d’abord votre date de notification.
Rappel sous 24 heures ouvréesDélais et textes sourcés, vérifiés le 09/08/2026
4,6/5sur 17 avis reçus sur le suivi des dossiers
Le mécanisme et son délai
Ce que dit la loi, et d’où part votre délai
Si vous êtes copropriétaire opposant ou défaillant, vous devez contester une décision d’assemblée générale dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal, à peine de déchéance (loi du 10 juillet 1965, art. 42). Si vous avez voté pour, ou si vous vous êtes abstenu, vous ne pouvez pas la contester : il faut avoir voté contre, ou avoir été absent et non représenté. Le syndic doit vous notifier ce procès-verbal dans le mois qui suit l’assemblée ; vos autres actions personnelles entre copropriétaires se prescrivent, à défaut de délai spécial, par cinq ans.
À vérifier avant d’agir
Trois points qui décident de votre dossier
Le point de départ exact de vos deux mois : la notification du procès-verbal, jamais la date de l’assemblée
Ce que change votre statut d’opposant ou de défaillant, par rapport à un vote favorable ou à une abstention qui vous ferment la porte
Le mécanisme d’exigibilité anticipée qui vous vise après trente jours de mise en demeure infructueuse, et ce qu’il vous rend réellement dû
Dans quels cas
Vous êtes probablement dans l’un de ces cas
une décision d’assemblée générale que vous contestez, après avoir voté contre ou avoir été absent
des travaux votés dont l’exécution devrait être suspendue pendant votre délai de recours
un appel de charges impayé, et une mise en demeure du syndic restée sans réponse de votre part
Ces cas de figure illustrent des situations courantes de droit immobilier ; ils ne rendent compte d’aucun dossier réel ni d’aucun client en particulier.
Comment ça marche
De votre message au rappel
Vous racontez ce qui s’est passé dans le formulaire, en deux minutes.
Votre dossier part à votre avocat en droit immobilier à Paris, qui pratique ce contentieux.
Vous êtes rappelé sous 24 heures ouvrées, et la date qui compte est vérifiée avec vous.
Aucune fourchette officielle n’existe. Votre coût dépend du mode de facturation retenu et de la nature de votre litige : contester une assemblée générale devant le tribunal judiciaire ne représente pas le même volume de travail qu’une mise en demeure sur des charges impayées.
Un avocat en droit immobilier, inscrit à un barreau
Quel que soit votre contentieux, la règle ne bouge pas : votre dossier est suivi par un avocat inscrit à un barreau, qui pratique le droit immobilier et exerce à Paris ou dans les communes voisines. C’est lui qui vous rappelle, directement. Vous pouvez vérifier son inscription dans l’annuaire du Conseil national des barreaux avant tout engagement.
Avis
Ce qu’en disent les personnes rappelées
★★★★☆
Ce qui m’a décidé : on m’a dit d’emblée ce qui serait facturé et ce qui ne le serait pas, avec la convention d’honoraires par écrit avant toute démarche. Pas de fourchette sortie de nulle part.
D. (Paris)
★★★☆☆
Le premier rappel a pris plus longtemps que prévu et j’ai dû relancer. Sur le fond, mon litige de voisinage a été traité sérieusement, et on m’a prévenu que la conciliation était un passage obligé avant le tribunal.
R. (Colombes)
★★★★★
J’appréhendais de me faire vendre une procédure. On m’a dit l’inverse : mon dossier tenait, mais l’expertise allait coûter cher et prendre du temps, à moi de décider en connaissance de cause.
A. (Courbevoie)
Questions fréquentes
Questions sur copropriété
Ma copropriété a voté des travaux que je conteste, je fais quoi ?
Vos deux mois courent à compter de la notification du procès-verbal, à peine de déchéance, et seulement si vous avez voté contre ou été absent et non représenté. L’exécution des travaux votés est en principe suspendue pendant ce délai. Retrouvez l’enveloppe ou l’accusé de réception : c’est votre pièce la plus importante.
Que risque un copropriétaire qui ne paie pas ses charges ?
Après une mise en demeure restée infructueuse plus de trente jours, les autres provisions de l’exercice non encore échues deviennent immédiatement exigibles. Concrètement, on peut vous réclamer d’un coup toutes les provisions restantes, pas seulement le trimestre que vous avez en retard.
Une fissure, une infiltration, un équipement qui lâche après des travaux : trois garanties se superposent, avec des durées différentes, et vous n’êtes pas couvert par la même selon ce qui est abîmé. Toutes se comptent depuis la réception de vos travaux, jamais depuis la fin du chantier ni votre emménagement. Décrivez votre désordre, votre avocat en droit immobilier vous dit laquelle joue.
Un bruit, une odeur, un chantier qui n’en finit pas : vous n’avez pas à prouver une faute, seulement que le trouble dépasse ce qu’un voisin doit supporter. Deux réserves peuvent toutefois vous fermer la porte, et une tentative amiable vous est imposée avant le tribunal. Décrivez ce que vous subissez, votre avocat en droit immobilier vous dit où vous en êtes.